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28 Janvier 2020 | 2, Shevat 5780 | Mise à jour le 27/01/2020 à 16h58

Rubrique Israël

Disparition de Gueoula Cohen

(DR)

Véritable égérie de la droite, avant l'indépendance d'Israël et jusqu'aux années 90, elle s'est éteinte quelques jours avant son 94e anniversaire.

Avec Gueoula Cohen, décédée le 18 décembre, le pays a perdu l'un des derniers survivants de la lutte pour son indépendance et une figure très remarquable de sa droite nationaliste. "Le feu qui brûlait en Gueoula s’est éteint cette nuit" a déclaré le président Rivlin, évoquant le souvenir d’une "combattante israélienne pour la liberté (…) qui a été une inspiration pour moi et pour nous tous".

Née en décembre 1925 à Tel-Aviv, elle avait rejoint l'Irgoun à 17 ans pour participer à la lutte pour l'indépendance d'Israël avant de passer l'année suivante au Groupe Stern, un mouvement plus extrémiste encore, dont elle animait la radio clandestine. Arrêtée et condamnée par les Anglais, elle réussit à s'évader après plusieurs tentatives infructueuses. 

Elle fut élue en 1973 à la Knesset sur la liste du Likoud (Gahal), une formation qu'elle quitta quelques années plus tard, à la suite de la signature du traité de paix avec l'Egypte. Elle fonda alors, avec le                 Pr Youval Neeman, le parti Hatehiya, plus extrémiste encore dans la défense des territoires conquis pendant la guerre des Six Jours (1967) et de leurs habitants juifs. 

Elle siégea durant 19 ans à la Knesset et fut ministre des Sciences de 1990 à 1991. Sa contribution à l'histoire du pays a été reconnue en 2007, par l'octroi du Prix d'Israël. 

Elle laisse un fils, le ministre de la Coopération régionale, Tsahi Hanegbi, et quatre petits-enfants.

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