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21 Février 2020 | 26, Shevat 5780 | Mise à jour le 19/02/2020 à 18h14

Rubrique Communauté

Le 13e Siyoum Hachass célébré à Paris

New York, la semaine dernière. Le Siyoum Hachass a réuni 90 000 personnes. (JTA)

Le 13e Siyoum Hachass aura lieu dimanche 12 janvier à partir de 13h30 au Dôme de Paris (anciennement Palais des Sports) de la Porte de Versailles.

Il aura la dimension d’un Siyoum à l’américaine, c’est-à-dire qu’il sera spectaculaire, festif et familial. Dimanche 12 janvier, trois mille personnes sont attendues pour célébrer la clôture du 13e cycle d’étude de la Torah orale et démarrer le 14e. Partout dans le monde, de Paris à Jérusalem en passant par Sydney, Toronto et New York, les juifs étudient en même temps la même page de Guémara par jour : c’est le célèbre Daf Hayomi initié en Pologne en 1923 par le rabbin Meïr Shapira. 

   Chaque cycle dure sept ans et demi et se conclut par un Siyoum pour rassembler la communauté autour de l’étude de la Torah. « C’est un peu le Simha Torah de la loi orale », résume Bob Knoller, membre du comité d’organisation de l’événement français qui s’est inspiré cette année de ce qui se fait en Israël, en Angleterre et aux Etats-Unis où chaque Siyoum a une ampleur prodigieuse. Celui de New York vient ainsi de réunir quelque 90 000 personnes…

Dimanche 12 janvier, Paris organisera pour la première fois une fête immense. « Tous les rabbins, les grands rabbins et les institutions de Paris, d’Ile-de-France et de province ont été invités,  explique Bob Knoller. De nombreuses personnalités feront le déplacement dont certaines d’Israël. Nous aurons ainsi l’honneur de recevoir le rav Shlomo Kanievsky, fils du rav Haïm Kanievsky, le rav Refael Abouhatsira, petit-fils de Baba Salé, le rav David Hanania Pinto et le rav Itshak Weil. Une partie festive sera assurée par les chanteurs Motti Steinmetz et Medad Tassa ».

Depuis des mois, des actions de sensibilisation ont été menées par le comité d’organisation dans les écoles et les institutions scolaires pour inviter les jeunes à venir avec leurs familles. « Ce sera vraiment un événement pour les familles, les dames sont conviées, les enfants, nous insistons beaucoup là-dessus : tout le monde a sa place et doit venir ». 

Pourquoi une telle dimension cette année ? Pour lancer un mouvement, indique Bob Knoller. « De la même manière que quand la lecture de la Torah se termine, on recommence à la lire tout de suite, nous avons souhaité faire de ce Siyoum un moment de rassemblement pour lancer une dynamique et de nouveaux cours quotidiens en France ». 

Contrairement aux pays anglo-saxons ou à Israël, l’étude du Daf Hayomi n’est pas tellement ancrée en France. « Il n’y a quasiment aucune synagogue dans ces pays où avec les heures des offices réguliers sont affichées celles du cours de Daf Hayomi », confirme Bob Knoller. Mais pour lui, il s’agit surtout des outils qui manquaient. « L’étude du Talmud en araméen avec des annotations en hébreu est ardue. Les publications Artscroll qui ont popularisé et facilité l’étude de la Guémara étaient faites pendant longtemps pour le public anglophone et hébraïsant mais grâce à la Fondation Safra, ces publications commencent à être disponibles pour le public en français et c’est une bonne nouvelle ». 

A l’origine de ce souhait de favoriser le développement du Daf Hayomi en France, l’association Dirshou. Fondée il y a vingt ans par le rabbin canadien, rav Hofstetter, elle a pour objectif d’encourager l’étude quotidienne de la loi orale. Le rav Hofstetter  met toute son énergie et ses moyens pour promouvoir ces études et organiser les clôtures. Il est ainsi à l’origine de sept Siyoum cette année partout dans le monde, dont celui de Paris. 

(1) Réservations obligatoires : 06.51.73.55.26. siyoumhachass.com

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