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18 Février 2020 | 23, Shevat 5780 | Mise à jour le 12/02/2020 à 17h37

Rubrique Communauté

Dîner de gala en faveur du Beith Sandler

La mobilisation doit être grande autour d’Eva Sandler (DR)

C’est mardi 4 février au Centre Européen du Judaïsme, Paris XVIIe, que se déroulera la soirée au profit du Beith Sandler (1). Après la tragédie de Toulouse, le Beith Sandler multiplie ses actions et ses activités pour que la mémoire de Yonathan, Arié, Gabriel Sandler et Myriam Monsonégo reste une source inépuisable de bénédictions.

Dans sa synagogue, située dans le quartier de Kyriat Yovel à Jérusalem, dix-huit jeunes francophones étudient à temps plein en vue de devenir rabbins. Des activités pour les enfants sont organisées tous les chabbat après-midi. Des bons d’achat sont aussi distribués aux familles nécessiteuses à la veille de chacune des fêtes. En France, à Montrouge, ce sont des cours pour femmes qui sont organisés dans le cadre du Beith Sandler. Un programme de soutien aux veufs devrait aussi être mis en place prochainement. 

Tout faire pour que les noms et la mémoire de son mari et de ses enfants perdurent, c’est l’objectif quotidien que se fixe Eva Sandler. « La force du peuple juif est de se relever et d’avancer. Je m’efforce de le faire pour ma fille et pour le Beith Sandler », confie-t-elle à Actualité juive. Cette année, certains moments ont encore ravivé sa douleur. La profanation du Beith Sandler commise la veille du gala de l’an dernier. Des livres et rouleaux de Torah avaient été saccagés et les auteurs de cette attaque innommable n’ont jamais été retrouvés. 

Autre moment difficile, celui du procès en appel du frère du tueur de Toulouse. Celui-ci avait été acquitté en première instance de l’accusation de complicité des crimes de son frère. Le verdict le reconnaissant complice et le condamnant à trente ans de prison a été rendu à la veille de Pessah. Une concordance des temps éprouvante. « À chaque fête, la douleur se ravive et cette année à Pessah, Arié aurait dû faire sa Bar-Mitzva », se rappelle Eva Sandler.

C’est aussi cette année que des allées aux noms des enfants Sandler et Monsonégo ont été inaugurées au Chesnay où vivent les parents de Jonathan Sandler, ainsi qu’à Paris et Toulouse. Des initiatives salutaires et nécessaires. « Donner leurs noms à ces chemins permettra aussi de faire une piqûre de rappel à tous ceux qui les emprunteront afin que nul n’oublie ce qui s’est passé », espère Eva Sandler. 


(1) Réservations : 06.19.84.83.39

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