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31 Mars 2020 | 6, Nisan 5780 | Mise à jour le 31/03/2020 à 09h35

Rubrique Israël

L'opposition marque des points contre Netanyahou

(Flash90.)

Alors que le Premier ministre souhaiterait voir sa demande d'immunité examinée après les élections, Benny Gantz s'efforce de faire statuer la Knesset actuelle sur cette question.

Au cours des derniers jours, la campagne électorale s'est focalisée sur deux questions : d'abord l'examen de la demande d'immunité parlementaire de M. Netanyahou. Ensuite, à la veille du 15 janvier, date limite du dépôt des listes de candidats, les petits partis à droite et à gauche se sont efforcés  d'opérer des regroupements souvent laborieux. 

Faute d'une majorité suffisante pour faire approuver sa demande d'immunité parlementaire par la Knesset actuelle, M. Netayahou tente de faire repousser le débat jusqu'après le scrutin du 2 mars. Mais ses efforts ne semblent pas devoir déboucher. Le conseiller juridique de la Knesset, Eyal Yinon, a en effet déclaré la semaine dernière que même si la constitution, après la dissolution de la Knesset,  d'une commission  chargée d'examiner la demande d'immunité de M. Netanyahou n'était pas conforme à la tradition parlementaire, elle n'était pas non plus impossible au niveau juridique. 

M. Yinon  a rendu un avis supplémentaire le 12 janvier, affirmant que le président de la Knesset, Youli Edelstein (Likoud) ne pouvait pas s'opposer à la formation de cette commission. M. Edelstein a dénoncé ces déclarations mais déclaré qu'il respecterait les avis de M. Yinon.  

"Je suis en désaccord avec le conseiller juridique de la Knesset (...). Convoquer la commission en ce moment serait une grave erreur", car elle risque de se transformer en "jungle" à quelques semaines des élections", a-t-il affirmé. 

Le lendemain, 13 janvier, à l'issue d'une séance houleuse, la commission provisoire d'organisation de la Knesset a approuvé la constitution de la commission chargée d'examiner la requête de M. Netanyahou. Elle compte 30 membres : 16 pour l'opposition et 14 pour le Likoud et ses alliés. On ignore encore quand elle tiendra sa première réunion. 


Des regroupements souvent laborieux

En ce qui concerne la constitution des listes de candidats, les petits partis à droite comme à gauche se sont efforcés d'effectuer des regroupements. Certains d'entre eux risquaient en effet de ne pas obtenir suffisamment de voix pour entrer à la Knesset, affaiblissant ainsi leur camp. 

A gauche, le Parti travailliste et Meretz sont parvenus à un accord et présentent une liste commune. En revanche, à droite, à l'heure où nous mettons sous presse, les formations de la mouvance sioniste religieuse ne sont pas encore parvenues à un accord et pourraient se présenter en rangs dispersés. 

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