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30 Mars 2020 | 5, Nisan 5780 | Mise à jour le 29/03/2020 à 10h11

Rubrique Israël

Carlos Ghosn : Crime d'honneur

Carlos Ghosn reçu par l'ex-président Shimon Peres à Jérusalem en janvier 2008 (DR)

Aux yeux de la justice libanaise, Carlos Ghosn est un criminel. Non pas pour ce que vous croyez !

Carlo Ghosn a été entendu la semaine dernière par le procureur libanais de la république, Ghassan Oueidat. Mais détrompez-vous ! Non seulement pour s'expliquer sur la notice rouge émise par Interpol pour avoir fui la justice japonaise qui l'accuse d'abus de biens sociaux et autres malversations financières mais surtout pour avoir commis le crime de s'être rendu en Israël en 2008. Le Liban, où le chef d'entreprise libano-franco-brésilien s'est réfugié après son départ plutôt audacieux du Japon, interdit en effet à ses ressortissants de visiter l'Etat hébreu sans autorisation préalable et d'avoir des contacts avec l’entité ennemie. Etant officiellement en guerre contre Israël depuis 1948. "Je suis allé en Israël en ma qualité de président de Renault et en tant que détenteur de la nationalité française pour passer un accord industriel concernant la voiture électrique" a expliqué Ghosn pour sa défense devant la Cour saisie par trois avocats libanais. Le "crime" commis par l'ex-magnat de l'automobile est passible de 3 à 10 ans de prison et de travaux forcés ainsi que d'une amende très conséquente. Carlos Ghosn est ressorti libre de l'audience après s'être acquitté d'une caution. Les faits qui lui sont reprochés remontant à plus de 10 ans devraient, au regard de la Loi libanaise, être prescriptibles.

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