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06 Avril 2020 | 12, Nisan 5780 | Mise à jour le 05/04/2020 à 21h39

Rubrique Communauté

Benny Haddad : « L’Alyah est une décision personnelle »

(DR)

Le directeur mondial chargé de l’Alyah et de l’intégration du Keren Layedidout était récemment de passage à Paris. Actualité Juive l’a rencontré au Centre Moadon, son adresse parisienne.

Actualité Juive: Pouvez-vous revenir sur les missions du Keren Layedidout ?

Benny Haddad : Le Keren Layedidout a été créé en 1983 et il est l’une des plus grandes associations caritatives en Israël. Le volet Alyah représente 20 % de son activité. Depuis cinq ans, le Keren a fait monter plus de 20 000 olim. En moyenne, chaque année, cela concerne 700 olim de France. Pour être clair, le candidat éligible à l'Alyah doit en premier lieu passer par l’Agence juive. Soit il continue le processus avec elle, soit il opte pour le Keren Layedidout. Dans ce dernier cas, il peut bénéficier d’aides supplémentaires et d'un suivi personnalisé avec un référent francophone. Comme au Monopoly, la carte départ c’est l’Agence Juive. La carte chance, c'est celle du Keren Layedidout. En France, 35 % des candidats nous font confiance tandis qu’en Biélorussie, nous approchons les 90 %. Depuis cinq ans, nos chiffres augmentent. 


A.J.: Comment l’expliquez-vous ?

B.H. : Tout repose sur la confiance. Au départ, peu nous connaissaient et très vite, le bouche-à-oreilles a fait son effet. Notre démarche est d’aller à la rencontre des futurs olim.  Nous ne travaillons pas contre l’Agence juive. Les choses se font de manière naturelle. Nous allons plus loin dans l’accompagnement et dans l’aide. 


A.J.: Qu'en est-il concrètement ?

B. H. : En plus du panier d’intégration qui provient du gouvernement israélien, le olé perçoit une bourse supplémentaire et bénéficie d’un soutien pendant 6 mois d’une coordinatrice du Keren. Pour pouvoir bénéficier de nos aides, il faut que le olé parte sur un vol spécial du Keren. Sont alors pris en charge le billet d'avion et le supplément bagages. Aussi, pendant six mois, peu importe la taille de la famille, une bourse de 1 700 shekels est octroyée à chaque adulte et une de 1000 shekels par enfant. On n’est pas là juste pour permettre un accompagnement géographique. On est présent en amont, pendant et après. 


« 700 olim de France par an »


A.J.: Quel est votre regard sur la situation des juifs de France?

B.H. : Nous ne sommes pas là pour dire que la France n’est pas un bon pays pour les juifs. Nous sommes là pour apaiser les choses. L’alyah est une décision personnelle sachant que la terre d’Israël est celle de tous les juifs.

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