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03 Décembre 2020 | 17, Kislev 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique France/Politique

De quoi l’affaire Lagarde est-elle le nom ?

Jean-Christophe Lagarde et Eve Szeftel

Bénéficiant d’une grande couverture médiatique, le livre d’Eve Szeftel « Le maire et les barbares » a provoqué de très nombreuses réactions, allant de la condamnation des agissements révélés du chef de l’UDI à sa défense par Meyer Habib et Sammy Ghozlan notamment.

C’est de manière délibérée et spontanée que Sammy Ghozlan est monté au créneau pour prendre la défense de Jean-Christophe Lagarde. « En  ma qualité de président du BNVCA et du CCJ 93 dont les sièges sont tous les deux situés à Drancy, je tiens à exprimer au député et ancien maire de Drancy tout mon soutien face à la calomnie dont il est l’objet », a-t-il écrit et diffusé dès le 21 février. Et de poursuivre en citant les actions menées par l’homme aujourd’hui incriminé. Parmi elles, la fin de l’autorisation au cirque Zavatta d’installer son chapiteau devant les bâtiments du camp de Drancy. Le classement de la cité de la Muette parmi les monuments historiques.  Le travail mené avec Simone Veil et Éric de Rothschild pour la construction du Mémorial de la Shoah face à la cité de la Muette. Ou encore l’ouverture de la mosquée de Drancy dirigée par l’imam Hassan Chalghoumi qui, écrit-il, « pratique un islam républicain exemplaire ». Et de conclure sa plaidoirie en réitérant à l’intéressé toute sa confiance. 

   C’est par un tweet, puis une courte intervention vidéo que le député Meyer Habib a, lui aussi, volé au secours du chef du parti auquel il appartient. « Dire aujourd’hui que Jean-Christophe Lagarde est proche des islamistes est tout simplement un mensonge », a affirmé le député de la huitième circonscription des Français de l’étranger. « Je le connais depuis maintenant huit ans. Je l’ai vu agir et voter, encore tout récemment la résolution qui condamne l’antisionisme », a-t-il ajouté. 


Le président de l’UDI a annoncé avoir déposé plainte pour diffamation


Sur les réseaux sociaux, ces défenses de Jean-Christophe Lagarde ont suscité des réactions hostiles et violentes à certains égards. « Meyer Habib et Sammy Ghozlan sont plus intéressés par leur personne et la protection de leurs copains que par la communauté. Leur soutien à J.-C. Lagarde dans ses alliances sordides est une honte », a-t-on pu lire sur Twitter. Peu avant le dîner du Crif et alors que celui-ci n’avait pas encore été reporté, Alain Jakubowicz, l’ancien président de la Licra interpellait, via le même réseau social, le Conseil représentatif juif sur la présence de Jean-Christophe Lagarde à cette soirée, estimant que « certains ont, dans le passé, été jugés indésirables pour moins que ça ».

Le Crif n’a pas donné suite à cette apostrophe et le dîner n’a pas eu lieu. On sait toutefois que le président de l’UDI avait prévu de s’y rendre et le Crif n’aurait sans doute pas remis en question sa présence. D’autant qu’au-delà de l’emballement médiatique provoqué par cette enquête, il revient désormais à la Justice de trancher. Jean-Christophe Lagarde a annoncé avoir déposé plainte pour diffamation. Le temps de l’enquête doit maintenant prendre le pas sur celui de l’émotion...

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