Default profile photo

05 Juin 2020 | 13, Sivan 5780 | Mise à jour le 04/06/2020 à 16h26

Chabbat Nasso : 21h31 - 22h56

Rubrique Israël

Couvre-feu sur les villes et quartiers harédim ?

Après la ville de Bné-Brak en banlieue de Tel-Aviv hier, d'autres villes ou quartiers à majorité ultra-orthodoxe pourraient être bouclés prochainement

Des villes et des quartiers où le confinement et les mesures imposées par les autorités ne sont pas suffisamment respectées. Voire parfois dédaignées. Ce qui fait monter dangereusement la moyenne nationale de malades. C'est le cas dans la ville de Bné Brak, actuellement l'épicentre de la contamination. On estime qu'un habitant de cette ville sur 3 est porteur du virus. Le confinement n'a pas été respecté suffisamment tôt pour enrayer la propagation du virus. Les consignes ne sont pas passées, il faut dire que les habitants n'ont souvent ni télé ni internet et vivent dans la promiscuité. A 7,8 voire plus dans 70 ou 80m2 maximum. Difficile dans ces conditions d'isoler une personne malade. De surcroit plusieurs rabbins des mouvances les plus radicales avaient appelé leurs disciples à continuer de prier et d'étudier ensemble, affirmant qu'ils béficiaient d'une protection divine. Depuis hier un couvre-feu quasi général y a été imposé. 60 barrages ont été érigés aux abords et dans la ville contrôlés par la police et armée. Personne ne peut en sortir ni y entrer. Et les principaux axes qui y mènent sont fermés. Des tests de dépistage sont effectués presque au porte à porte pour localiser les malades et les isoler. La mission est sensible. De nombreux habitants contaminés refusent d'être transférés dans les hôtels-hôpitaux prévus à cet effet. D'autres villes devraient, à leur tour, être bouclées. Le prochain gros foyer de contamination pourrait être la ville de Tibériade. Y vit, là aussi, une importante communauté ultra-orthodoxe. Egalement les villes de Moddin Illit et certains quartiers de Jérusalem notamment celui de Mea Shéarim où la majorité de la population ne reconnait pas l'autorité de l'état et s'y oppose souvent violamment.  Un quartier où  l'on constate une augmentation importante du nombre de malades. Des postes de contrôle ont été mis en place dans la capitale et des forces de police et de gardes-frontières déployées dans les quartiers harédim de la ville afin de veiller au respect des directives des autorités. Notamment disperser les prières de groupe qui continuent en dépit de l'interdiction. Hier plusieurs dizaines de contraventions ont été adressées à ceux qui enfreignaient les consignes et de violents heurts ont éclaté entre fidèles et forces de l'ordre.



Powered by Edreams Factory