Default profile photo

05 Juin 2020 | 13, Sivan 5780 | Mise à jour le 04/06/2020 à 16h26

Chabbat Nasso : 21h31 - 22h56

Rubrique Israël

Hommage à nos héros

Sur l'esplanade du Kotel, le président Réuven Rivlin et le chef de l'Etat Major Aviv Kochavi se recueillent en hommage aux soldats tombés pour la défense d'Israël pendant la minute de silence

Depuis hier soir 20h00 Israël se souvient, chacun chez soi, pour cause de pandémie, mais à l'unisson des 23816 soldates et soldats tombés pour la défense du pays depuis 1860 et des 3153 victimes du terrorisme anti-juif et anti-israélien.

Un jour du souvenir qui concerne chaque israélien. Qui n'a pas un frère, une sœur, un ami, un proche tombé au combat ou dans un attentat. Un Yom Haziharon pas comme les autres, pour cause de pandémie du Corona. La cérémonie traditionnelle d'ouverture du Yom Hazikharon s'est comme chaque année tenue sur l'esplanade=e du Kotel. Mais sans les familles des soldats tombés, sans public. Le flambeau de la mémoire a été ravivé sous les sons de la prière Izkhor et du Kaddish. Le président Reuven Rivlin, se tenait aux côtés d'Aviv Kochavi, tous deux masqués comme les y oblilgent les directices du gouvernement. Tous deux ont rendu un poignant hommage aux fils et filles qui ont payé de leur vie pour défendre Israël ; "Nous nous souviendrons toujours du lourd tribut payé en vies humaines afin d'assurer l'existence et la pérennité d'Israël", a déclaré le président israélien. Aux familles endeuillées, il s'est dit désolé que cette année, nous ne puissions nous recueilir ensemble, pleurer ensemble sur les tombes de leur enfants ou de leurs proches mais assuré que nous étions proches d'eux par le cœur, la pensée, le souvenir. Le chef de l'état a aussi rappelé deux promesses de base du pays : celle d'assurr, à la sueur de nos front, une vie sereine et sûre à nos enfants et aux futures générations. Et celle de ramener tous nos fils et filles qui ne seraient pas rentrés des combats à la maison, coûte que coûte. Référence ici aux deux combattants de Tsahal, Hadar Goldin et Oron Shaul, tués pendant la guerre de Gaza en été 2014 et dont les corps n'ont toujours pas été restitués par le Hamas qui les retient dans l'enclave palestinienne. Référence aussi à plusieurs soldats portés disparus après la guerre du Liban de 1982. Parmi eux Yehuda Katz et Zvi Feldman, des compagnons d'armes de Zvi Baumel dont le corps a été restitué par la Syrie sous la médiation russe il y a un an. On peut penser aussi à Ron Arad, ce pilote-officier de l’armée de l’air très présent dans la mémoire collective israélienne. Il a disparu  le 16 octobre 1986 à l’issue d’une mission qui visait  des cibles de l'OLP près de Sidon au Liban. Un incident l'oblige à s'éjecter de son avion avec le pilote qui lui est récupéré  par d'autres soldats alors que Ron Arad est capturé par la milice libanaise Amal. Il aurait pu être transféré vers l'Iran À ce jour, son sort fait toujours l’objet d’un épais mystère mais tous les observateurs, y compris des vétérans des renseignements militaires israéliens, s’accordent à penser qu’il a probablement été exécuté lors de sa captivité. "Les sirènes qui viennent de resonner nous rappellent la souffrance de l’indépendance qu'Israël a acquise si durement", a quant à lui, déclaré le chef d'Etat-major de l'armée, Aviv Kochavi. Alors que les noms des soldats tombés défilaient sur les remparts de la vieille ville. Le plus haut gradé a ensuite adressé un message on ne peut plus clair aux ennemis d'Israël. « Contre ceux qui entendent nuire aux citoyens de l’État d’Israël – Tsahal est là : prêt, puissant, agressif, déterminé et voit en la victoire l'unique moyen d'atteindre son objectif. A l'issue de la cérémonie, un moment très émouvant, un moment d'unité, de nombreux israéliens s'étaient placé à leurs fenêtres ou leurs terrasses allumées pour chanter avec le chantre de Tsahal l'Hatikva, l'hymne national israélien. 

Powered by Edreams Factory