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15 Juillet 2020 | 23, Tammuz 5780 | Mise à jour le 15/07/2020 à 08h06

Chabbat Matot-Masseï : 21h29 - 22h48

Rubrique France/Politique

Retour au calme à Dijon après quatre jours d’émeutes

Le calme est enfin revenu mercredi matin, dans le quartier sensible de Grésilles, au nord-est de Dijon où des bandes rivales des communautés tchétchène et maghrébine s’opposaient depuis quatre jours sur fond de règlement de compte.

Les affrontements totalement inédits avaient suscité la colère des habitants qui ne comprenaient pas que les forces de police ne rétablissaient pas le calme et la sécurité et ne procédaient à aucune interpellation.

   Coups de feu, voitures incendiées, journalistes de France 3 agressés : le niveau de tension était à son comble jusqu’à mardi et avait conduit le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez à faire le déplacement pour soutenir les forces de l’ordre et annoncer la mise en place de 150 gendarmes mobiles, en renfort des forces de sécurité locales. 

   La séquence risque tout de même de laisser des traces à quelques jours du second tour des Municipales. Elle rappelle aussi la réalité endurée par les policiers et gendarmes si sévèrement attaqués depuis plusieurs semaines sur fond de mouvement Black Lives Matter, visant à lutter contre les discriminations policières subies par les afro-américains aux Etats-Unis. La colère s’est répandue partout dans le monde et en France, en particulier.  

   Lundi soir, le tweet du président de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon avait donc de quoi faire sourire. Lui qui, avec d’autres formations politiques de gauche et certains mouvements antiracistes, s’était dressé contre les violences policières et demandé le désarmement de la police, a exigé que « les bandes armées (soient) dissoutes. (Et) les gangs désarmés ». 

   Pour l’avocat Régis de Castelnau, membre fondateur du Syndicat des Avocats de France, interrogé mardi par Atlantico, « les événements de Dijon ont ramené brutalement à la réalité la situation française et frappé les propositions de désarmement de la police d’un parfait ridicule. Cette réalité française est celle de l’extension à l’ensemble du territoire, y compris dans les villes moyennes et petites comme Dijon, d’un phénomène d’immigration aboutissant à créer des zones de non-droit, abandonnées par l’État à des mafias ethniques violentes et armées. 

   « J’imagine la gueule de bois de certains du fait de déclarations et propositions totalement détachées du réel qui leur reviennent en boomerang. Ceux qui les ont proférées risquent de le payer pendant un moment »… 

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