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26 Septembre 2020 | 8, Tishri 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Yom Kippour : 18h57 - 20h01

Rubrique Israël

En éclaireur

A gauche, Heiko Maas, le ministre allemand de la diplomatie, arrivé en éclaireur européen en Israël

Que va choisir l'Allemagne ? Son alliance avec Israël ou celle avec l'Union Européenne ?

Le 1er juillet, l'Allemagne assumera la présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies et celle de l'Union Européenne. C'est justement la date à laquelle Benjamin Netanyahu, le 1er ministre israélien, peut porter au vote du gouvernement et de la Knesset l'annexion de 30% de la Judée-Samarie et de la Vallée du Jourdain, tel que prévu dans l'accord de coalition signé entre le Likoud et Kachol Lavan. C'est en éclaireur qu'Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires Etrangères est arrivé mercredi en Israël où il a rencontré son homologue Gaby Ashkénazi. "En tant qu'amis d'Israël, nous sommes  préoccupés par l'annexion, elle n'est pas conforme au droit international. a-t-il déclaré."Le Plan Trump est une grande opportunité, mais actuellement il n'y encore aucune carte. J'espère que vous ne prendrez aucune mesure avant la décision israélienne" lui a répondu le ministre israélien de la diplomatie. Des mesures, l'Union Européenne a déjà averti qu'elle en prendrait en cas d'annexion unilatérale. Mais pour l'heure pas de consensus. Si plusieurs pays prônent pour la ligne dure contre l'état hébreu, la France, le Luxembourg ou encore la Belgique, l'Allemagne quant à elle privilégie le dialogue avec le nouveau gouvernement israélien. Et cette visite du ministre allemand l'en atteste. D'après  de hauts responsables diplomatiques israéliens, Berlin devrait rester modéré dans sa réaction et ne pas sanctionner l'Etat Hébreu. Et notamment n'adoptera pas une résolution qui viserait à reconnaître un Etat de Palestine si elle était proposée à Bruxelles. L'Allemagne devrait plutôt privilégier le maintien de la stabilité régionale et tenter d'encourager israélien et palestiniens à revenir à la table des négociations. D'après cette même source diplomatique, même dans le scénario d'une recrudescence de la violence liée à l'annexion ou dans celui d'une rupture du traité de paix entre Israël et la Jordanie, Berlin ne s'emporterait pas. Il faut dire que  les relations entre Jérusalem et Berlin sont sensibles. Et largement basées sur le douloureux passé de la Shoah. L'Allemagne devrait donc se retrouver face à un dilemme. Choisir entre son alliance avec l'état hébreu et les valeurs pronées par l'Union Europénne et le droit international. Et elle aurait apparemment déjà fait son choix bien qu'avertissant que les relations entre les deux pays seraient affectées si la souveraineté israélienne était imposée unilatéralement sur des pans de la Judée-Samarie et la Vallée du Jourdain. La question étant à présent de savoir si l'Allemagne réussira, ou pas, à influencer les autres pays membres de l'UE. Et à éviter à Israël de lourdes sanctions qui pourrait avoir des conséquences très significatives. 

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