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15 Juillet 2020 | 23, Tammuz 5780 | Mise à jour le 13/07/2020 à 16h14

Chabbat Matot-Masseï : 21h29 - 22h48

Rubrique Israël

Visite du 1er ministre grec en Israël

3ème à partir de la droite, le 1er ministre grec accueilli à sa descente d'avion mardi matin par Gaby Ashkénazi, ministre israélien des Affaires Etrangères

Après plusieurs mois de sommeil des activités diplomatiques suite à la pandémie, Kyriákos Mitsotákis est arrivé mardi matin en Israël. Au menu, la reprise du tourisme entre les deux pays, le projet énergétique EastMed et l'opposition européenne à l'annexion que Benjamin Netanyahu pourrait mettre en oeuvre dès le 1er juillet.

L’économie grecque dépend fortement du tourisme, qui représente environ 30% du PIB et dont 90% des recettes proviennent de l’étranger y compris d'Israël. Le 1er ministre grec vient donc pour négocier le retour des échanges touristiques au 1er juillet. Or avec l'augmentation du nombre de nouveaux cas de COVID-19 -encore 182 enregistrés depuis hier- les autorités israéliennes devraient exprimer leur désir de reprendre le tourisme avec la Grèce, pays que très légèrement touché par le virus, mais ne devrait pas s'engager sur une date précise. Le temps que la courbe de contamination reparte, on l'espère, à la baisse. La présence dans la délégation grecque des ministres de l’énergie, de la protection de l’environnement et de l’eau, ainsi que du développement et des investissements, indique que la visite qui durera trois jours sera fortement axée sur les questions économiques et notamment sur le vaste projet énergétique EastMed. Un projet déjà bien avancé qui porte sur la construction d'un gazoduc long de 2 000 km destiné à acheminer, à l’horizon 2025, les milliards de mètres cube de gaz découverts ces dernières années au large de Chypre et d’Israël, vers le marché européen. Via la crète et la Grèce. Un gazoduc surnommé dans les couloirs le gazoduc anti russe puisqu'il viendra réduire la dépendance énergétique de plusieurs pays d'Europe, vis-à-vis de Moscou. Pendant cette visite Benjamin Netanyahu devrait également tenter de glaner le soutien de la Grèce au sein de l'Union Européenne qui s'oppose au projet d'annexion unilatérale de la Judée-Samarie et de la Vallée du Jourdain. Il devrait être déçu.La Grèce est alignée sur Bruxelles, elle est contre l'annexion et ne devrait pas changer d'avis. Cependant, elle pourrait tenter -à l'instar de l'Allemagne- d'édulcorer la réponse européenne et ne pas imposer à l'Etat Hébreu de lourdes sanctions contrairement au Luxembourg, la Belgique ou encore la France. Des sanctions qui pourraient même aller jusqu'à la reconnaissance de l'état de Palestine. Quant à son voisin, Chypre, dont le 1er ministre est lui aussi attendu la semaine prochaine à Jérusalem, lui devrait être plus sévère car les chypriotes sont particulièrement sensibles à ce sujet en raison de l'occupation turque du Nord de leur pays. Cependant Israël devrait pouvoir compter sur le soutien de l’Autriche et la Hongrie. Deux pays desquels Netanyahu s'est grandement rapproché ces dernières années, et qui ont refusé le mois dernier de voter en faveur d'une résolution contre le projet d'annexion en Judée-Samarie.

 

 

 

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