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12 Août 2020 | 22, Av 5780 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Chabbat Réé : 20h49 - 21h58

Rubrique Judaïsme

Le jeûne du 17 Tamouz

Un deuil porteur d’espoir

Le siège et la destruction de Jérusalem par les Romains sous le commandement de Titus. Oeuvre du peintre David Roberts.

Le jeûne du 17 Tamouz (cette année, le jeudi 9 Juillet) introduit la période dite des « Trois semaines » qui nous rappelle de tristes événements qui se produisirent au cours de notre histoire : cinq sont rappelés par nos Maîtres dans le Choul’hane arou’h, le Code de lois juives.

La joie, comme on le sait, est un principe déterminant du judaïsme. A son propos, les Maîtres du Hassidisme affirment qu’elle n’est pas une mitzva, au sens propre du terme, mais que les effets qu’elle produit sont plus grands que la mitzva qu’elle accompagne. Elle doit imppégner notre vie juive tout au long de la journée pour lui donner une impulsion vivifiante. Dès lors, quelle place doit-on lui donner durant les Trois semaines, une période qui rappelle le deuil des deux

Temples ?

En peu de mots, on peut donner cette explication : chez les nations, le deuil exprime la douleur d’une perte qui entraînera une sacralisation du passé. Il marque l’absence. Sans plus. Pour le judaïsme, il en va tout autrement. Bien sûr, on ne peut oublier le passé mais le deuil doit être une projection vers l’avenir pour effacer les causes du deuil et construire un avenir nouveau. Cette opportunité extraordinaire d’une réparation possible doit susciter en nous une grande joie. Alors, comme le dit le Zohar, les pleurs seront d’un côté du cœur et la joie de l’autre côté. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la Tradition appelle cette période les « Trois semaines » et non les 21 jours. Parce qu’au bout de ces trois semaines, on doit chercher à voir…le « troisième » Temple. 



Quelques lois


• Du point de vue de la loi, nos Maîtres distinguent deux périodes. La première commence le 17 Tamouz et s’achève avant Roch ’hodech Av. La seconde débute Roch ’hodech Av (mercredi 22 Juillet) et s’achève à l’issue du 9 Av (jeudi 30 Juillet)


• Il est permis de manger jusqu’à 3h. 25 du matin car c’est à partir de cette heure que commence le jeûne du 17 Tamouz Il est permis de se lever la nuit pour manger à condition d’avoir eu l’intention de le faire avant de dormir. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne jeûnent pas. Pour les malades, il faudra consulter un rabbin compétent. Dans la nuit qui précède le début du jeûne, il est permis de pratiquer l’intimité conjugale. Dans la journée du jeûne, on peut se laver et porter des chaussures en cuir. Il est permis de fumer.


• Si quelqu’un mange par erreur, il doit tout de suite arrêter de manger et poursuivre son jeûne.


• On met les Téphilines, comme tous les jours de la semaine.


• Selon l’usage sépharade, on rajoute le passage « Anénou » dans la Amida de Cha’harith et Min’ha. 


• Depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av, les Achkenazim ne célèbrent pas de mariages. Les Séfaradim le permettent jusqu’à Roch ’hodech Av mais pas le jour de Roch ’hodech. Il est permis de célébrer des fiançailles durant ces trois semaines mais on le fera sans danses et sans musique.


• Durant ces trois semaines, on ne dit pas la bénédiction « Chéhé’héyanou » sur un fruit nouveau. 


• Il sera aussi interdit d’écouter de la musique mais il est permis de chanter durant la prière ou de chanter simplement, à condition toutefois que les chants ne soient que des louanges à D.ieu.


• On ne se coupe pas les cheveux durant les Trois semaines. 



Horaires du Jeûne : Jeudi 9 Juillet

Début : 03h25 – Fin : 22h45

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