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16 Mai 2021 | 5, Sivan 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique Communauté

Repas, Ecole, Job: comment vous vous êtes organisés pour Roch Hachana

Toutes les familles s'affairent à quelques jours du premier Seder. (DR)

C’est la dernière ligne droite avant le début des fêtes qui nécessitent une vraie organisation ! Reportage.

Les fêtes de Tichri riment souvent avec la rentrée de septembre. Mais cette fois, contrairement à l’an passé, le nouvel an juif tombe à une date plus tardive, le 24 septembre au soir. Une situation qui ne semble pas déplaire à Huguette, une mère de famille parisienne, habituée à dresser de grandes tablées durant ces rendez-vous phares de notre calendrier. « Ce délai n’est pas négligeable. C’est même appréciable. Nous avons plus le temps de nous organiser que si nous venions de rentrer tout juste de vacances ».

Le temps, comme parfait allié, pour effectuer les courses. Préparer des gâteaux et autres plats culinaires. Et aussi se préparer spirituellement. Depuis la fin du mois d’août, Michel se rend tous les matins très tôt à la synagogue pour réciter les selihot. « Ces prières sont là pour nous rappeler l’imminence de Roch Hachana et Kippour. Elles sont faites pour nous préparer à la grandeur et à la solennité de ces fêtes, argumente-til. Pendant cette période extraordinaire, nous sommes constamment dans l’action. Après Kippour, il faut penser à la Soucca et acheter son étrog et son loulav ».


Prévenir sa direction

Dans les écoles juives, on initie déjà les plus petits au Seder de Roch Hachana. Sur les ondes de la fréquence juive et dans les colonnes d’Actualité juive, impossible d’échapper aux fêtes de Tichri. Chacun s’y prépare à sa manière, notamment vis-à-vis… de son employeur. Car force est de reconnaître que s’absenter de son travail à raison de quatre semaines de suite est loin d’être une sinécure. Si Kippour tombe comme l’an dernier un samedi, Roch Hachana et Souccot sont programmés en fin de semaine (jeudi et vendredi). « L’important à mes yeux est de prévenir sa direction suffisamment à l’avance, aux alentours du mois de juin », souligne Anna, qui travaille dans une entreprise de conseils. Le plus dur n’est pas de s’absenter mais de rester injoignable pendant plus de 48 heures », résume-t-elle.

Adrien, la trentaine, collabore dans une grande entreprise française basée en région parisienne. « J’ai la chance que ma société octroie des jours pour toutes les fêtes religieuses : juives, musulmanes ou encore bouddhistes. Pour mon cas, cela correspond à trois ou quatre jours par an. Tout se passe bien même si quelquesuns de mes collègues ne manquent pas de me faire de petites réflexions sur mes absences répétées. Mais ça, c’est rien… ».

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